Camille Lacroix : Défiguration

Vendredi, 08 Mars 2013 16:08

Camille Lacroix est une jeune artiste française agée de 18 ans de Besançon. Elle a découvert la photographie quand elle était au lycée et elle s'est beaucoup interessé à la question de lumière et de temps d'exposition. Elle pratique la photographie, l'installation et la vidéo. Elle travaille essentiellement autour de la représentation de son propre corps, l'immatérialité et la notion du temps.

Dans sa pratique photographique, plusieurs principes sont nécessaires au processus de création d’une photographie : le temps de pose long d’en moyenne quinze secondes, l’absence de lumière dans l’environnement précédant l’acte photographique, ainsi qu’une source lumineuse mobile qu'elle manipule lors de la durée d’impression de l’image.
Pendant l’instant d’impression, elle explore son propre corps comme elle ne peux le percevoir dans l’expérience quotidienne : déformations, matière exacerbée ou évanescente.
La question du mouvement est variable, parfois le corps reste immobile, tandis que la source de lumière éclaire l’épiderme, le résultat dans ce cas peut se rapprocher du travail de Gary Schneider, qui fait des portraits transpirants de vie, à travers ce sceau temporel qu’est le temps de pose.
Lorsque le corps est mis en mouvement, la chair devient ainsi malléable, pouvant alors évoquer la «défiguration de la figuration» dans la peinture de Francis Bacon.
Le jeu des contours du corps est aussi un chemin que sa recherche photographique utilise, il s’agit de traduire le plus de choses avec le minimum de représentation, la contrainte étant l’obscurité. Elle désire accéder à une sorte d’évidence sensible.
La non exposition lumineuse à certaines parties du corps fait partie de cette volonté du « peu » pour accéder au suggéré, donc à la reconnaissance d’une conscience du corps représenté.
Le résultat photographique est tout autre chose qu’une image : il est aussi la concrétisation matérielle d’une durée, l’acte précédant la photographie pourrait se qualifier de performance. L’exploration subjective du corps, étant soi-même l’artiste mais aussi le matériau, démontre une ambiguïté vis-à-vis du processus artistique. Le résultat photographique est la trace objective de la capture d’une durée subjective. Il permet le passage de la vision intérieure (subjective), à la vision extérieure (résultat objectif). Ainsi, les deux dimensions temporelles sont ici dépendantes l’une de l’autre, formant à elles deux une unité objective, le cliché photographique.

Vous pouvez apprécier et soutenir son travail sur sa page facebook : https://www.facebook.com/pages/Camille-Lacroix/375797315839822?group_id=0



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Give Something Back to Berlin

Jeudi, 07 Mars 2013 16:51

Give Something Back to Berlin est un nouveau projet intéressant crée par Annamaria Olsson et Anders Ivarson, deux nouveaux berlinois, installés ici depuis 5 ans, permettant aux expatriés et aux nouveaux berlinois de s'impliquer pleinement dans des projets de la ville pour la faire évoluer.

Anders est traducteur free-lance et dj et Annamaria est journaliste. Ils sont au centre de la culture berlinoise et de la vie d'expatriés. Ils ont remarqué que Berlin subi de jours en jours de nombreux changements conséquents et de nombreux problèmes concernant l'arrivée massive d'expatriés dans la ville…
Les loyers augmentent de plus en plus et plusieurs berlinois pensent que plein d'expatriés ne s'intègrent pas vraiment dans la vie berlinoise et ne sont là que pour utiliser la ville dans leurs intérêts sans penser aux autres berlinois .
Il s'agit d'un grand sujet polémique qui n'a pas encore trouvé de réelles solutions qui fassent avancer les choses.

Le but de Give Something Back to Berlin est de réunir les expatriés , les nouveaux berlinois et les anciens berlinois afin d'apprendre à se connaître, à connaître la ville, de contribuer à la vie de société, trouver des solutions pour vivre et travailler ensemble et non les uns contre les autres…Rendre la vie meilleure pour chacun d'entre eux.
Ce projet propose à n'importe quel berlinois (allemand, expatriés…) de partager ses expériences avec l'autre, d'échanger, d'écouter l'autre pour progresser…pour faire de cette ville, une réelle plateforme d'echanges culturels.
Grâce a un portail en ligne et des réseaux sociaux, les gens peuvent s'inscrire pour faire don de leurs compétences et quelques heures de leur temps libre pour contribuer au bien être de la vie des berlinois.
Ce grand projet fera appel à des partenariats avec différentes associations afin de multiplier les possibilités d'amélioration de la vie sociale berlinoise.

Give Something Back to Berlin sera officiellement lancé en avril.

Si vous voulez en savoir plus sur ce projet, vous pouvez jeter un oeil sur l'interview donnée par les créateurs de Give Something Back to Berlin ici : http://www.uberlin.co.uk/give-something-back-to-berlin/

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La persécution et l'assassinat de Jean Paul Marat interprété par les détenus de l' Asile de Charenton sous la direction du Marquis de Sade

Mardi, 05 Mars 2013 11:53

Une jeune troupe d'étudiants de l'école d'art dramatique «Arts Ernst Busch» donne une représentation de la célèbre pièce de Peter Weiss «Marat/Sade» dans l'un des théâtres les plus prestigieux de Berlin, connu dans le monde entier.

L'épreuve de force entre deux penseurs révolutionnaires : Jean-Paul Marat, un personnage important de la Révolution Française, et le Marquis de Sade, qui manque totalement de confiance en l'humanité et sa capacité à progresser, se déroule dans le contexte d'une production théâtrale par les détenus de l'Asile de Charenton. Sous la direction du Marquis de Sade lui même, qui a été emprisonné pour blasphème et pornographie, les déténus jouent le célèbre assassinat de Jean-Paul Marat dans sa baignoire par Charlotte Corday. Révolution et rage, asile et scène, la pièce de Peter Weiss est à la fois une réflexion historique et philosophique et un spectacle de théâtre fou. Après sa première à Berlin en 1964, la pièce et l'auteur sont devenus internationalement renommé, mais ont été rarement joué. Dans cette version retravaillée de «Marat/Sade».

Marat-Sade se présente comme une structure dramatique divisée en numéros, sorte de "mobile", en équilibre aussi instable que ceux qui le composent, en l'occurrence les "fous". Ici, les événements, les idées s'enchevêtrent, se répondent et se superposent, débordent les unes sur les autres en un chaos de jouissance savamment désorganisé par Sade lui-même, maître d'œuvre d'un théâtre dont l'énergie et la liberté seraient l'essence.
Le cœur de cet univers est constitué par le débat entre Marat le collectiviste, idéaliste forcené qui rêve de voir le bonheur naître par et pour le peuple et Sade l'individualiste, celui qu'Apollinaire qualifiait "d'esprit le plus libre qui ait jamais existé". Ce débat est sans cesse relayé, corrigé par le contrepoint des fous qui constituent une sorte de chœur en action.
Entre ces figures s'établit un dialogue où s'entrechoquent deux versants de la révolution, deux conceptions de l'existence.
Et ce dialogue n'est que le cœur d'une étrange machine théâtrale, traversée et portée par bien d'autres énergies, d'autres personnages, d'autres histoires, avec en filigrane, cette idée de Sade selon laquelle l'homme ne peut être libre que contre sa nature.                                                Idée simple, séduisante, effrayante… révolutionnaire.

Peter Kleinert, qui a mis en scène «The Lower Depths» à la Schaubühne en 2011, avec sa jeune troupe d'étudiants de l'école d'art dramatique de Berlin «Arts Ernst Busch» et les membres de l'ensemble Schaubühne, questionnent la possibilité de la révolution aujourd'hui.

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Mr Raoul K

Vendredi, 01 Mars 2013 17:51

Derniers morceaux de Mr Raoul K

Mr Raoul K est originaire de Agboville, Côte d'Ivoire, Afrique de l'Ouest. En 1992, il quitte l'Afrique et déménage à Hambourg, nord de l'Allemagne. À Hambourg, il s'est sérieusement impliqué dans l'ambiance esthétique de la danse et de la musique. En conséquence, il a commencé à travailler en tant que Dj. En même il suivait une formation professionnelle en tant que charpentier. En 1999, il quitte Hambourg pour une petite ville dans le nord de l'Allemagne appelée Lübeck. Tout en travaillant en tant que charpentier à Lübeck, il continue à être Dj et met enfin en place chez lui un studio d'enregistrement pour apprendre les rudiments de production avec les essais et les erreurs.

Comme c'est un gars très rigoureux, il lui a fallu un certain temps pour mettre sur pieds une piste musicale qui répondait à ses exigences. Après plusieurs enregistrements désagréables avec certains labels, Mr Raoul K a lancé son label "Baobab" en 2007. Sa première sortie "Le Cercle Peul" a eu un accueil chaleureux de la part de nombreux producteurs de renoms (Jerome Sydenham, Josh Deep, Tobi Neumann, Henrik Schwarz, Jephté Guillaume) et les clubbers du monde entier.

Mr Raoul K combine instruments traditionnels et rythmes africains avec des techniques sonores de productions européennes pour rendre belle l'afro-beat house et la techno. Chaque nouvelle version de son "Peul" dispose d'une série spécifique d'instrument africain comme son principal. Sur "Le Cercle Peul", il a utilisé le Cora (guitare africaine), alors que sur "Le Karantkatrieme Peul", il a utilisé le balafon (percussion africaine).

Raoul a rassemblé des fans partout dans le monde et en particulier au Japon. Un fait n'a pas échappé à l'oreille de mule Musiq de Tokyo (un label que Raoul aime) qui l'a invité à figurer sur la compilation "I'm Starting To Feel Ok Vol. 3". La chanson "Wind Of Gorée" a eu sa propre sortie sur Mule Musiq et est apparu sur de nombreuses playlists de Djs (Jimpster, Gebruder Teichmann, Pawel, Lawrence, Matt Walsh pour n'en nommer que quelques-uns).

Mr Raoul K a apporté sa signature sur des combinaisons absolues de progressions élégantes d'afro-tech-house beats au label Fatsouls Records situé à San Francisco avec "Sun of Gao".

En 2009, Raoul a également mis en place un label de musique "Baobab Secret" avec un ami de Londres. Baobab Secret a été fondé pour mettre les titres qui ne rentrent pas dans le calendrier de sortie de la musique baobab.

La première sortie de Baobab Secret "Moment Psychedelik" a été publié en Septembre 2009 et a reçu des commentaires hallucinants (Groove, Resident Advisor, De: Bug). Le second 12 "" Mystic Things "feat. Lopazz a été publié en Février 2010.

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